Une année sabbatique

Il existe pour chacun de nous des périodes de transition. D’un état à un autre, d’une ère à une autre. Les transitions peuvent être rapides ou prendre le temps nécessaire pour que soit complète la mue.

Les 2-3 dernières années, j’en ai connu une.
Ca fait long comme transition je sais. Mais à l’échelle d’une vie, disons que ce n’est rien du tout.

Du jeune homme à l’époux…

Dans cet intervalle, je suis passé du jeune garçon à Dee, l’époux qui apprend ce que c’est de l’être… humainement, religieusement et dans la société. Je m’adapte, je cherche, j’essaie de comprendre et j’apprends surtout à toujours à donner le meilleur de moi dans un rôle nouveau. Je suis passé du jeune garçon qui avait entendu (et vu) tellement d’histoires désagréables sur des mariages qu’il en était arrivé à se dire qu’il pourrait ne jamais y aller…

Du jeune-homme à l’époux, il y a sa propre expérience tout en étant nourri des expériences des aînés. Alors la transition permet de bien chausser les bottes, de savoir qu’on ne rentre pas dans un nouveau rôle sans se changer, sans changer des choses… peu importe ce que certaines personnes peuvent dire. Dans la phase de transition, il faut apprendre à tuer une partie du jeune garçon pour laisser la place à une grande partie de l’homme.

…DU tonton AU papa…

Dans le même intervalle, je suis passé du tonton au papa. C’est bien d’aimer les enfants de ses frères et soeurs, de passer une demie journée à leur faire un tour ici et là. C’est une autre histoire quand on devient soi même…Dadee. On apprend à être parent, chaque jour. Il n’y a pas vraiment de manuels. Lire aide mais assister à la transformation de son enfant est le meilleur éducateur. Alors, je fais de mon mieux, comme toujours. Le plus gros changement appris dans la phase de transition est le temps; le temps qu’on accorde. J’apprends qu’il faut être présent, physiquement, mentalement pour aider l’enfant à progresser. Lui accorder de l’attention quand on est avec lui. Cela implique qu’il faut tuer une partie de ses loisirs d’avant pour essayer d’être qualifié pour la course du bon parent.

Ca a l’air simple dit comme ça mais ces deux – trois dernières années, j’ai changé.
Je me suis cherché pour avoir un nouvel équilibre. Certains effets ont été visibles. J’ai moins publié sur mon blog et pourtant j’ai beaucoup écrit. J’ai moins partagé des choses sur les réseaux sociaux parce que j’ai soudain été plus occupé à vraiment vivre, et ressentir plus intensément les choses. Et même jalouser ces moments.

…J’AI TRAVaillé

J’ai travaillé sur mon coeur…
Et aussi sur mon âme…
Sur mes relations avec les autres.
J’ai perdu des choses;
Et ai gagné un millier d’autres.

J’ai accepté de changer pour trouver un équilibre qui intègre de nouveaux acteurs.
Je sens que maintenant, j’ai finalement absorbé le choc du “nouveau” dans ma vie… et “God, ce que mon blog m’a manqué!“. Vous avez été nombreux à me rappeler qu’il vous manquait aussi, et que ce que je partageais ici pouvait être utile.

Depuis un an, je n’ai rien partagé. On peut parler d’année sabbatique ? Mais peut-être que je suis de retour avec cet article. Et disons que je garderai toujours beaucoup de sincérité à partager plus sur cette transition, plus sur mon voyage personnel. En tous cas sur le blog, je ferai mieux que 2021 (on peut difficilement faire pire ceci dit).


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